Glossaire

  • Assurance décennale : également appelée assurance responsabilité professionnelle. Instaurée par la loi Spinetta du 4 janvier 1978. Protège des dommages pouvant survenir sur votre construction (hors portes et fenêtres) ou l’un de ses éléments compromettant sa solidité, dans un délai de 10 ans à réception des travaux et de 2 ans pour le bon fonctionnement des équipements dissociables de leur support. L’assurance décennale vous permet donc d’être dédommagé en cas de fissures, de problème d’étanchéité, de glissement de terrain…
  • Assurance dommage ouvrage : instaurée par la loi Spinetta du 4 janvier 1978. Doit être souscrite par le maître d’ouvrage obligatoirement avant le début des travaux. Elle peut être souscrite auprès de l’assureur de votre choix ou incluse dans votre contrat constructeur (représente de 2,5 à 8 % du montant des travaux). Permet d’être remboursé des coûts avancés pour des travaux de réparation en cas de dommages survenant sur la construction et couverts par la garantie décennale (fissures, affaissement d’un plancher, rupture de canalisation, problème de toiture, vices et malfaçons…). Débute à compter de la réception des travaux et valable pour une durée de 10 ans
  • Bac extra-plat : receveur de douche de très faible hauteur (2 à 3 cm de haut). Permet de ne pas avoir à enjamber pour entrer dans sa douche. Ce type de bac peut être posé ou encastré dans le sol (pour donner dans ce cas un effet entièrement plat de style douche à l’italienne). Il est disponible en différentes tailles et matières (résine, acrylique, céramique…).
  • Brique collée : briques en terre cuite de structure à pose collée (au mortier colle) pour élévation d’habitation à murs porteurs isolants. Dimensions 20x50x31,4 cm. Très facile à monter grâce à son système à coller, légère et très isolante (grâce à la technologie des joints minces et l’absence de ponts thermiques) avec une résistance thermique jusqu’à 7 fois supérieure à un bloc béton traditionnel.
  • Béton cellulaire : aussi appelé béton autoclave. Bloc préfabriqué à structure alvéolaire destiné au gros œuvre des murs porteurs isolants extérieurs ou intérieurs (cloisons, cheminées et même dalles de plancher et de toiture…). Léger, économique, ininflammable et écologique, le béton cellulaire est un bon isolant thermique et acoustique (isolation répartie) et un régulateur hygrométrique. Grâce à sa tendreté, il se découpe facilement et permet donc un travail rapide et une grande modularité esthétique.
  • CCMI : Contrat de Construction de Maison Individuelle généralement proposé par les constructeurs mais non obligatoire. Contrat signé entre un constructeur et les propriétaires du terrain (ou sous compromis) dans le cadre d’une construction de pavillon. Permet d’avoir des garanties lors de la construction car il est encadré par la loi. Permet de connaître également le coût final de la construction et la date de fin des travaux.
  • Charpente traditionnelle : technique de pose de toiture composée de pièces de bois (fermes, pannes et chevrons) d’épaisseur supérieure à 50 mm. Convient aussi bien aux combles aménageables (grâce à un volume utilisable au milieu) qu’aux combles perdus. Idéale pour les toitures complexes. La charpente traditionnelle est supportée par les murs porteurs de la construction et dimensionnée en fonction de la couverture à recevoir. Très utilisée dans la construction de maisons individuelles, son coût est supérieur à celui d’une charpente fermette mais elle a l’avantage d’être plus esthétique et chaleureuse notamment dans les combles aménagés où elle est souvent laissée apparente pour donner du cachet aux pièces.
  • Charpente fermette : technique de pose de toiture simple à deux versants composée de pièces de bois (fermes) assemblées par des connecteurs métalliques inoxydables à dents. Résistante (150 kg/m²) et durable, elle supporte la couverture. Son coût est moins onéreux qu’une charpente traditionnelle car les sections de bois sont moins imposantes. Système très utilisé dans la construction de maisons individuelles.
  • Chaudière à gaz à condensation : chaudière permettant le chauffage de la maison et la production d’eau chaude sanitaire. Système fonctionnant au gaz de ville pour produire la chaleur. La chaudière à gaz à condensation utilise la vapeur d’eau contenue dans la fumée (produite lors de la combustion du gaz naturel) qu’elle refroidit. L’eau de retour du circuit de chauffage se réchauffe donc grâce à cette énergie, d’où un gain de consommation de gaz pour une production de chaleur identique. Nécessite la pose de deux conduits d’évacuation (un pour l’eau de condensation et un pour les fumées). Existe en version fixée au sol ou murale. Peut bruyante. Son installation par un professionnel permet de bénéficier d’aides financières ou de subventions afin d’amortir le coût d’investissement.
  • Chauffage au sol : système de chauffage posé dont une partie de l’équipement est placé dans le sol de la maison. Existe en deux modes de fonctionnement : électrique (résistances chauffantes intégrées dans la chape de la dalle et raccordées au secteur) ou hydraulique (circulation d’eau chaude dans des tuyaux intégrés dans la chape de la dalle ; système économique à long terme). Dispense une chaleur homogène. Idéal pour les personnes allergiques car pas de brassage d’air. Le coût d’un chauffage au sol varie suivant le nombre de pièces à couvrir, leur superficie et le type d’isolant (installation au-dessus d’une cave, d’un vide-sanitaire ou d’un plancher à l’étage). Le carrelage demeure le revêtement de sol préconisé mais de plus en plus de parquets (y compris flottants) ou moquettes autorisent le chauffage au sol.
  • Douche à l’italienne : douche de plein pied dont le receveur est entièrement carrelé et dont seule la bonde d’évacuation de l’eau est apparente. Idéale pour les personnes qui ne souhaitent pas à avoir à enjamber pour entrer dans leur douche ou qui désirent une douche de belle grandeur ou adaptée aux dimensions de leur salle de bain. Nécessite d’encastrer tout le système d’évacuation d’eau.
  • Fondations : les fondations assurent l’assise de la maison et sa solidité grâce à la bonne répartition du poids de la construction sur le terrain. Ce sont elles qui lient la maison au sol grâce à leur structure (généralement en béton armé pour les constructions modernes). Elles sont donc essentielles et fondamentales au bon devenir de votre habitat. Il existe plusieurs types de fondations : fondations superficielles (semelles isolées, filantes et radiers), semi-profondes (puits ferraillé situé entre 3 et 5 mètres de profondeur) ou profondes (pieux forés, micro-pieux…) selon le poids de l’habitation et la nature du sol. Il est donc conseillé de faire réaliser une étude géotechnique avant construction afin de choisir les fondations adéquates en rapport avec les différentes contraintes.
  • Géomètre : professionnel habilité dans l’établissement de plans et de documents topographiques des propriétés foncières publiques ou privées bâties ou non (relevés de niveaux, mesures de sols et sous-sols, de superficies, établissement du bornage d’un terrain, division de parcelles, information sur les servitudes…). Peut également être amené à donner des conseils juridiques et/ou techniques relativement à des biens fonciers ou à effectuer des démarches administratives (demande de certificat d’urbanisme, de permis d’aménagement).
  • Hourdis : également appelé entrevous. Éléments creux de remplissage permettant l’édification d’un plancher béton. Pour cela, les hourdis doivent être couplés avec des poutrelles en béton armé et une dalle béton coulée une fois que le ferraillage du plancher est mis en place. Il existe différents types d’hourdis suivant la nature de la construction : en matériaux de synthèse (plancher de garage), en bois moulés, en polystyrène (plancher sur vide-sanitaire), en béton (très résistant pour tout type de maison individuelle), en polystyrène avec OSB (c’est-à-dire panneau de particules de bois compressées et encollées (pour toit terrasse)).
  • Notaire : professionnel spécialisé dans les domaines traditionnels du notariat (biens immobiliers privés ou de collectivités, construction et opérations immobilières, droit patrimonial, droit commercial…). Conseille ses clients, rédige les actes officiels (contrats, promesse de vente, succession, donation…), authentifie les actes immobiliers et familiaux après l’accord des parties. Le notaire s’engage donc sur le contenu et la date de tous les actes émis en son étude en leur donnant une valeur juridique.
  • Parpaing : bloc de construction en ciment servant à maçonner (élévation de murs d’habitation ou d’annexes (garage, cabanon…), de clôture… ll possède 2 faces lisses. Il existe différentes sortes de parpaing. Le plus utilisé en maison individuelle est le parpaing creux de dimensions 20x20x50 cm dit B40 (résistant à une charge de 80 tonnes/ml). Mais le parpaing se décline en plusieurs épaisseurs avec des caractéristiques distinctes selon sa destination (parpaing plein, plein allégé, d’angle…).
  • Plan local d’urbanisme (PLU) : document d’urbanisme fixant l’ensemble des règles de construction d’une commune en tenant compte des nouvelles exigences environnementales. Remplace le Plan d’Occupation des Sols (POS) depuis la loi SRU du 13 décembre 2000. Le PLU indique notamment les prescriptions architecturales à respecter dans le cadre de constructions neuves, les zones urbaines, naturelles ou préservées… Il expose également le projet global d’urbanisme (développement envisagé de la ville) et renseigne sur le coefficient d’occupation des sols (COS). Le PLU est donc propre à chaque commune. Il est consultable en mairie auprès de la Direction de l’urbanisme ou en ligne pour certaines grandes communes.
  • Poêle à pellets : également appelé poêle à granulés de bois. Système de chauffage indépendant fonctionnant au bois, réduit sous forme de granulés. Nécessite seulement l’installation d’un conduit de cheminée pour l’évacuation de la combustion. Pour bien le choisir, calculer la surface de la ou des pièces à chauffer et le type de réservoir souhaité (peut aller jusqu’à 65 kg de granulés et même à rechargement automatique). Principe économique et écologique. L’achat d’un poêle à pellet certifié ouvre le droit à un crédit d’impôt (avantage fiscal d’environ 30 %).
  • Puits canadien : également nommé puis provençal ou puits climatique. Système géothermique d’échange entre l’air et le sol permettant une ventilation, un réchauffement ou un rafraîchissement de l’air de votre habitation. Peut être couplé à une VMC. Nécessite au préalable une évaluation de vos besoins énergétiques et la réalisation d’une étude thermique pour sa faisabilité. Idéal pour une construction à basse consommation d’énergie. Principe consistant à faire circuler de l’air extérieur dans un conduit enterré (à 1,5 m de profondeur environ) pour être insufflé dans votre intérieur. Lors de cette circulation souterraine, l’air échange soit ses calories (pour donner un air frais), soit ses frigories (pour se réchauffer) avec celle de la terre. En hiver, l’air entrant s’est donc naturellement réchauffé via la conduite enterrée et arrive de fait dans la maison moins froid que si l’air était pris directement de l’extérieur (d’où des économies d’énergies).
  • Raccordement VRD (Voirie et Réseau Divers)  : raccordement consistant à faire rejoindre les câbles et les gaines de la maison neuve aux viabilités publiques. Cette opération s’effectue à la fin du chantier. Généralement,  elle est couplée avec la remise en place des terres, la réalisation du chemin d’accès définitif et celle de l’aire de stationnement. C’est à ce moment que l’on installe aussi le puits de rétention ou la tranchée drainante.
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  • Regard : ouvrage maçonné de section ronde, carrée ou rectangulaire permettant l’accès aux canalisations enterrées (exemple : eaux pluviales) pour leur entretien ou à un robinet d’arrêt pour pouvoir couper ou ouvrir l’eau (exemple : arrivée générale de l’eau). Généralement préfabriqué en béton ou en matériaux de synthèse de dimensions variables avec découpes préformées pour les différentes arrivées de canalisation. Il existe plusieurs types de regards selon leur destination : à écoulement direct (le plus utilisé), à recueilli, siphoïde ou à panier.
  • Toiture terrasse : terrasse d’un seul pan sans charpente, installée sur une toiture permettant de gagner des mètres carrés pour s’y installer un bout de jardin ou simplement pour couvrir la construction (toit plat sans accès) ou la décorer (toit végétal). Nécessite différents composants : des éléments porteurs (en maçonnerie, en acier, en bois… qui serviront de support à la toiture terrasse), un écran pare-vapeur, un isolant thermique, un revêtement d’étanchéité, un écran d’indépendance, une protection du revêtement (granulats, végétaux, gazon, terre…) et un garde-corps obligatoirement d’un mètre au moins. Consulter la réglementation en vigueur dans votre commune via le Plan d’Occupation des Sols.
  • Toiture végétalisée : également connue sous le nom d’écotoit ou toit vert. Système visant à recouvrir son toit de végétaux tout en assurant la pérennité de la construction. Nécessite des éléments porteurs résistants à la charge (dalle béton, bac acier, panneaux de bois), une isolation thermique et une membrane imperméable de couverture empêchant la pénétration des racines. Réalisable uniquement sur toit plat ou à très faible pente. Il existe différentes techniques de végétalisation de toiture suivant la destination que vous souhaitez en donner : la végétalisation extensive (tapis végétal demandant peu d’entretien), la végétalisation semi-intensive (végétaux couvrants et ornementaux avec substrats spécifiques) et la végétalisation intensive (comme un véritable jardin avec des végétaux de grandes tailles, du gazon, des arbustes…).
  • Trappe de visite : plaque amovible ou ouvrante permettant l’accès à un équipement de la maison. Il existe différentes types de trappes de visite dans une maison : plaque de plâtre ou de doublage avec isolation permettant l’accès aux combles perdus ; plaque de carrelage permettant l’accès à la tuyauterie de la baignoire ; cloison alvéolaire avec ou sans isolation permettant l’accès à la VMC ou autres tuyauteries ou équipements de la maison.
  • Viabiliser : un terrain est dit viabilisé lorsqu’il est raccordé à l’égout (présence d’un regard), à l’eau potable (présence d’un regard également), à l’électricité et/ou au gaz (présence de logettes) et au téléphone. Néanmoins, faites attention car beaucoup de vendeurs désignent leur terrain avec le terme VIABILITÉ EN BORDURE, ce qui signifie tout simplement que le terrain n’est pas viabilisé à proprement parlé mais que les réseaux sont présents sur la voirie (mais pas forcément toujours à côté).
  • Vide sanitaire : espace vide et ventilé situé entre la dalle de plancher de la maison et le terrain permettant de l’isoler des sols humides ou non imperméables (pas de remontées d’eau), des inondations et des mouvements de sol (meilleure garantie contre les risques de fissures de sol, carrelages, cloisons…). Nécessite un terrain plat. Accessible par une trappe de visite extérieure ou intérieure. N’autorise pas l’édification d’une cave. Permet en revanche d’y faire passer certaines canalisations. Le vide-sanitaire offre également une meilleure isolation thermique de la maison, celle-ci n’étant pas en contact direct avec le sol. Système économique et écologique.
  • VMC double flux : comme son nom l’indique, il s’agit d’une ventilation mécanique contrôlée s’occupant à la fois d’insuffler de l’air « propre » (air extérieur et intérieur épuré via des filtres) dans votre intérieur par des diffuseurs et d’aspirer l’air pollué par l’intermédiaire d’un échangeur thermique. Limite les problèmes d’allergie grâce à un air purifié sans mélange entre air extrait et air soufflé. Extraction dans les pièces les plus polluantes de la maison (cuisine, salle de bain, toilettes, cellier…) pour être soufflée dans les pièces principales (séjour, chambres, bureau…). Conforts acoustiques et thermiques en optant pour des modèles certifiés de bonne qualité.

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