Comment trouver le bon terrain constructible ?

L’emplacement du terrain pour la construction de votre future maison est primordial. C’est le point crucial qui doit être mûrement réfléchi. En effet, il va définir toute votre future organisation personnelle ainsi que celle de votre famille (distances pour vous rendre à votre travail, présence de transports en commun, d’écoles pour vos enfants, de magasins ou boutiques pour faire les courses). C’est pourquoi, avant de choisir votre terrain de manière définitive, il est important d’étudier scrupuleusement son emplacement. Si vous recherchez par exemple un quartier calme, évitez les grands axes (départementales, nationales, boulevards, centres sportifs…) et les quartiers à forte densité de constructions (immeubles…). Au contraire, si vous cherchez un quartier animé, optez pour un terrain en centre ville ou très proche du cœur de ville ou du village.

N’oubliez pas que les enfants grandissent vite et que les transports peuvent devenir un véritable casse tête ! Arriver au boulot à l’heure, plus le cours de danse de la petite dernière et la compétition de judo de votre ado peuvent vous faire regretter la distance et le joli coin de campagne se transformera vite en piège à euros et en « attrape » temps.

Je me souviens d’un client qui voulait signer un compromis sur un beau terrain dans une petite ville près de Lyon, le quartier était très calme la journée, avec toutes les commodités que l’on puisse attendre,  sauf quand il y avait un concert dans la salle de spectacles à côté… Donc mettez votre timidité dans la poche et aller voir les voisins pour les questionner ;).

terrain à vendre

Ensuite, il faut vous assurer que votre futur terrain est bien constructible. S’il se trouve dans un lotissement, cette information est facile à vérifier auprès du vendeur ou du constructeur. En revanche, s’il s’agit d’un terrain individuel, vous devez vous adresser à la mairie dont il dépend et consulter le service urbanisme. Lui seul est habilité à vous répondre de manière sûr. Assurez-vous également qu’il n’y ait pas de droit de préemption dessus par la mairie ou de droits de servitude (passage à laisser en libre accès pour un voisin ou un autre terrain situé à côté). En effet, dans ce dernier cas, cela minimiserait votre possibilité de construction et/ou de positionnement de votre maison. Profitez également d’être sur place à la mairie pour demander le COS (coefficient d’occupation des sols). Vous pourrez ainsi calculer la quantité de construction minimale et maximale admise sur la parcelle en fonction de sa superficie. Demandez également si le terrain ne se situe pas dans un périmètre des monuments historiques (église classée, château…) car cela vous obligerait à des règles strictes de construction (Adieu les grandes baies vitrées en aluminium;))

Vous devez également vérifier aux services cadastraux que votre terrain ne se trouve pas en zone submersible ou inondable ou dans des zones dites à risques (présence de carrières ou rivières souterraines, d’éboulement, de glissement de terrains…).

Portez une attention particulière aux terrains en pente (qui nécessitera des zones d’espaliers, pas toujours faciles à longs termes pour l’entretien et la praticité) ou  encaissés (vous aurez alors l’impression d’être plus bas que vos voisins) ou encore présentant un vis-à-vis conséquent. En revanche, n’hésitez pas si le terrain est plat (même s’il comporte beaucoup d’arbres à dessoucher ; vous ferez alors intervenir un spécialiste qui vous déracinera les arbres et qui pourra même vous déduire le prix du bois sur la facture en vous le rachetant).

Enfin, vous devez penser à votre futur espace de jardin. Pour cela, vous devez visualiser l’emplacement éventuel de la maison sur le terrain et voir si le restant de terrain suffira pour toute votre famille (pelouse, jardin, potager, voire piscine ou garage indépendant…).

Si vous sentez que le terrain que vous avez sélectionné est le terrain idéal, alors allez-y, signez sans attendre ! Comme pour l’achat d’une maison, le prix d’un terrain peut être négociable. Vous pouvez donc faire une proposition d’achat inférieure au prix demandé (dans la limite du raisonnable et en tenant compte du fait qu’il peut aussi y avoir d’autres personnes intéressées qui risquent d’acheter quasi au prix) et au besoin, faire une contre-proposition si le vendeur venait à refuser votre première offre.

Au début des années 2000, en province, les terrains mesuraient en moyenne 1200 m². Aujourd’hui, on se situe plutôt aux alentours de 500 m². Disons que pour que votre maison puisse être correctement implantée, la largeur du terrain doit être au minimum de 15 m. C’est a ce moment-là que vous pouvez demander aux constructeurs de vous faire un croquis gratuit pour voir si une maison peut s’implanter, mais sachez que sur 500 m² bien pensés, on peut faire un très joli projet avec l’emplacement pour une future piscine. Le tout est de dessiner une maison sur mesure.

Essayer de trouver le terrain par vos propres moyens, sans l’aide d’un constructeur, vous pourrez comme cela comparer sereinement les prix entre les 3 constructeurs (pas plus) que vous aurez sélectionnés  et surtout faites réaliser trois plans différents, même si le premier vous plaît. Donc vos futurs soirées c’est LeBonCoin, SeLoger et le samedi les agences immobilière locales, la boulangerie du village etc ;)… Bonnes recherches !

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *